Maha
Satipatthana
sutta
Les neuf
contemplations du cimetière.
Par tous
les moyens les occidentaux cherchent à éviter la vision
de la mort et du vieillissement... En Inde et dans bien d'autres pays
il est fréquent de côtoyer les cadavres, aussi cette
contemplation n'a-t-elle rien de morbide. C'est une simple
constatation de ce qui est, et de ce que nous sommes...
***
Puis
ensuite, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier, mort depuis un jour,deux jours, trois jours, gonflé, bleui,
putréfié, il réfléchit à son propre corps:
"Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas
épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier, déchiqueté par les corbeaux, les faucons, les vautours,
déchiré par les chiens et les chacals, rongé par toutes sortes de vers,
il réfléchit à son propre corps:
"Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas
épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, avec des
lambeaux de chair et des tâches de sang, il réfléchit à son propre
corps:
"Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas
épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, taché de sang,
dépourvu de chair, il réfléchit à son propre corps:
"Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas
épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier,réduit à un squelette maintenu par des tendons, sans chair ni
sang, il réfléchit à son propre corps:
"Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas
épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier, réduit à des os éparpillés dans toutes les directions: ici
des os de la main,... là des os du pied,... des os du menton,... les
fémurs,... le bassin,... la colonne vertébrale et le crâne, il
réfléchit à son propre corps:
"Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas
épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier, les ossements blanchis comme des coquillages, il réfléchit à
son propre corps:
"Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas
épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier, réduit à des os vieux de plus d'un an, il réfléchit à son
propre corps: "Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera pas épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un
charnier, réduit à des os pourris, tombant en poussière, il réfléchit à
son propre corps:
"Ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas
épargné'...
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et
extérieurement.
Il demeure contemplant l'apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l'apparition et la disparition des phénomènes
dans le corps.
La conscience: " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple
mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi
il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur
le corps.
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