QUATRE NOBLES VÉRITÉS

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5 août 2010

Buddhadasa Bikkhu : l'au-delà de la mort

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Je pense qu'au fond les gens ont peur du changement et peur de la mort. Ils sont nés mais ils ne veulent pas mourir. Est-ce logique ? C'est comme verser de l'eau dans un verre sans vouloir qu'il se remplisse. Si vous continuez à verser de l'eau, vous ne pouvez pas espérer qu'il ne se rem­plisse pas. Mais les gens naissent et ne veulent pas mourir. Réfléchissez un peu. Si les gens naissaient sans jamais mourir, trouverions-nous le bonheur ? Si aucun de ceux qui naissent ne mourait, les choses seraient bien pires ! Nous finirions probablement tous par nous nourrir d'excré­ments ! Et où habiterions-nous ? C'est comme verser continuellement de l'eau dans un verre tout en souhaitant qu'il ne se remplisse pas. Nous devons vraiment réfléchir à toutes ces choses jusqu'au bout. Si vraiment nous ne voulons pas mourir, nous devons réaliser « l'au-delà de la mort », comme le Bouddha l'a enseigné. Savez-vous ce que signifie « l'au-delà de la mort » ?

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21 juin 2010

Walpola Rahula : On ne peut pas avoir la compréhension d'une vérité par une technique

Dans le bouddhisme, ce n'est pas la connaissance ni la mémoire qui comptent, mais la compréhension

un entretien avec le vénérable Walpola Rahula


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Quelle est votre impression sur le développement du bouddhisme en Occident?

Je ne crois pas qu'il y ait jamais eu beaucoup de bouddhistes, même dans des pays traditionnellement bouddhistes, comme l'Inde ou le Sri Lanka. Pas même en Inde, du temps du Bouddha, parmi ses disciples, dont beaucoup n'avaient pas compris son enseignement. Aujourd'hui, c'est la même chose. On ne peut pas avoir la compréhension d'une vérité par une technique. La pratique n'est pas suffisante pour atteindre la réalisation. Dans les textes bouddhiques, il est question d'un homme qui n'avait encore jamais rencontré le Bouddha, n'avait donc jamais pratiqué. Il l'écouta et comprit la réalité.

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6 juin 2010

Ajahn Chah : Il n'y a personne ici ...

Ne soyez pas quelque chose


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On demanda un jour à Ajahn Chah s'il était parvenu à l'Eveil, et il répondit : «Comment puis-je le savoir ? Je suis comme un arbre, rempli de feuilles, de fleurs et de fruits. Les oiseaux y viennent construire leur nid et se nourrir. Cependant l'arbre ne se connaît pas lui-même. II ne fait que suivre sa nature ; c'est comme cela, sans plus.»

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28 mai 2010

"De l’Origine Conditionnée de tous les phénomènes" : Buddhadasa Bikkhu (extraits)


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« L’âme » est, en réalité, l’illusion du soi dont l’apparition, momentanée, dépend d’un enchaînement de conditions

La loi d’interdépendance est un sujet extrêmement profond. On peut dire qu’il s’agit là du cœur ou de l’essence même du bouddhisme. C’est pourquoi elle engendre inévitablement des problèmes, lesquels deviennent à leur tour un danger pour le bouddhisme, dans la mesure où les disciples du Bouddha ne peuvent retirer aucun bénéfice de cet enseignement s’il leur est mal transmis.

Lorsque le vénérable Ananda dit au Bouddha que, selon lui, la question de l’interdépendance était relativement simple et superficielle, le Bouddha répliqua :



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14 mai 2010

Ajahn Chah : lâchez prise : conseils au seuil de la mort


Ajahn Chah

Ce qui est permanent c'est l'impermanence

Lâchez prise, déposez tout, tout sauf la connaissance. Ne vous laissez pas abuser si des visions ou des sons surgissent dans votre mental pendant la méditation. Déposez tout cela. Ne vous accrochez à rien. Restez simplement avec cette conscience non duelle. Ne vous préoccupez ni du passé, ni du futur, restez simplement tranquille et vous atteindrez l'endroit où il n'y a rien qui aille vers l'avant, rien qui aille vers l'arrière, rien qui s'arrête, l'endroit où il n'y a rien à saisir, rien à quoi s'attacher. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas de soi, pas de "moi", rien "à moi". Tout a disparu. Le Bouddha nous a appris à nous vider de tout dans le sens de ne rien emporter avec nous, connaître et lorsqu'on connaît, lâcher prise.
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4 mars 2010

Ajahn Sumedho : le son du silence



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Traduit par Jeanne Schut

Entretien à Amaravati, été 1994


Dans la vie quotidienne ordinaire, le silence est quelque chose qui n’intéresse personne.

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3 octobre 2008

Vieillesse et santé mentale

NAKULA SUTTA :vieillesse et santé mentale

Nakula-pità est un chef de famille très âgé qui vivait au pays des Bhaggas. Nakula-pità avait une grande affection à l’égard du Bouddha et il le traitait comme son fils. Le Bouddha, pour sa part, rendit plusieurs fois visite à la mai­son de Nakula-pità. Chaque fois que le Bouddha arrivait à Bhagga, Nakula-pità avait l’habitude d’aller le voir. Le texte ci-dessous commence par une discussion brève entre le Bouddha et Nakula-pità. Le Bouddha signale comment on peut rester en bonne santé mentale même quand on est arrivé à la grande vieillesse.

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