LE TAO AU FIL DE L'EAU

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

14 avril 2011

YI KING : 14 La grande possession


arton20-41e01.png

3 YANG :

L’œuvre des barons sert le fils du ciel. Le vulgaire s’en montre incapable.

Lorsque la fermeté trouve sa juste assise, l’homme est à même, par la grandeur conjuguée de la possession et de l’action, de parfaire la vertu céleste. Ainsi œuvrent les barons qui servent le « fils du ciel », c’est-à-dire l’empereur. L’œuvre des barons qui servent le fils du ciel est la capacité active de la rectitude inébranlable ;

la pratique des taoïstes qui servent le ciel est la vertu active de la rectitude inébranlable. Celui qui sert le céleste par les moyens de la vertu accomplit une mission exceptionnelle ; il devient alors, sans entraves ni obstacles, le partenaire du ciel.

Les êtres vulgaires, qui confondent droiture et inflexibilité, croient posséder ce dont ils manquent et chantent leurs propres louanges comme s’ils étaient des sages ; ceux-là s’opposent au ciel et échouent à le servir. La grande possession exige attention et justesse dans l’usage de fermeté.


30 décembre 2010

Taoisme : l'acquis et le spontané


charron.jpg

LE FONCTIONNEMENT DES CHOSES

extraits


Ce que nous entendons, ce sont des mots et des sons. Pour leur malheur, les gens s'imaginent (...) que ces mots, que ces sons leur font saisir la réalité des choses -ce qui est une erreur. Mais ils ne s'en rendent pas compte car, quand on perçoit, on ne parle pas et, quand on parle, on ne perçoit pas .

Tchouang Tseu

Chapitre XIII, La voie du Ciel (13/6/68-74).


La main trouve, et l'esprit répond

Lire la suite...

15 décembre 2010

Tchouang Tseu : Le cuisinier Ting

tchouang tseu

NOURRIR LA VIE


La vie est limitée, la connaissance sans limites. Qui, limité, cherche l'illimité, va au-devant de l'échec, et qui au terme de son existence croit connaître ne fait que se leurrer. Seul celui qui ne s'attire ni renom pour ses vertus ni opprobre pour ses vices pourra préserver sa personne, parfaire sa vie, pourvoir à l'entre­tien des siens, aller jusqu'au terme des années qui lui ont été allouées.


Le cuisinier Ting était en train de dépecer un bœuf pour le prince Wen-houei. Wouah ! il empoignait de la main l'animal, le retenait de l'épaule et, les jambes arc-boutées, l'immobilisait du genou. Wooh ! le couteau frappait en cadence comme s'il eût accompagné la grande pantomime rituelle de la Forêt des mûriers ou l'hymne solennel de la Tête de lynx.


Lire la suite...

7 décembre 2010

Méditer selon l'esprit du Tao

mediter

Le taoisme fonde d'ordinaire ses pratiques reconstituantes sur la maitrise de soi. Les annales du Nid des Nuées, texte taoîste dans lequel dit-on seraient recueillis les aphorisme de l'immortel Liu Tong Ping contiennent un passage qui traite de cette pratique. 

Pour restaurer l’esprit dans son unité originelle, asseyez-vous calmement et méditez. Comptez d’abord vos respirations, puis ajustez votre souffle jusqu’à ce qu’il soit imperceptible ; prenez conscience de votre corps en tant qu’absolu indifférencié, et vous n’entendrez plus rien. Ceux qui peuvent retrouver la maîtrise d’eux-mêmes après une avalanche ne sont encore que des amateurs ; ne pas manifester le moindre signe de peur, voilà la véritable adresse. 

Lire la suite...

11 novembre 2010

L’Univers entier n’est que souffles


Qi-2.jpg

Rien n’existe qui n’exhale et qui ne s’exhale, voyageant capricieusement et à loisir à travers les formes de l’espace et du temps.


L’intervalle Ciel/Terre

On dirait un soufflet

Vidé il est inépuisable

Actionné il ne demande qu’à soufflet.

(Lao zi Ch. 5)

Lire la suite...

- page 1 de 4